Bisexual Flag

Travailler avec la police, à quel prix ?

Ailleurs, à Zanzibar (Tanzanie), la police arrête arbitrairement 20 personnes pour homosexualité. Ici chez nous, le centre REMURUKA (unique centre LGBT au Burundi) fonctionne dans une panique sécuritaire depuis 2 semaines. Les cadres connexes à l’opinion et la compréhension de l’homosexualité, au Burundi, restent toujours coincés dans des eaux troubles où il n’est point conseiller de mettre les pieds (Par haine ou par peur ?).

Commentaire d’une activiste lesbienne Burundaise lors d’une réunion de travail.

Si une telle situation ne fait que soutenir, souvent, toutes sortes de violations qui passent sans grandes actions des victimes alors que des institutions comme la Police s’engagent publiquement à travailler pour tout le monde ; Il est de besoin à comprendre en quelles formes prennent les manquements et où exactement il faudrait contribuer pour promouvoir la protection, l’inclusion, l’égalité de tous les citoyens Burundais devant la loi.

Des violations basées sur l’OSIG* qui évoluent dans le déni totale.

Alors que la loi de 2009 n’a fait que rendre officielle et légale une répression gouvernementale qui reste, aujourd’hui, visiblement sans grand intérêt ; les violations et formes de discriminations basées sur l’Orientation Sexuelle et Identité de Genre_ OSIG ont trouvées meilleurs justifications pour exister. Des rapports, comme ‘’ J’aime mon pays mais mon pays ne m’aime pas ‘’ présentent et démontrent combien ces violations se diversifient du jour au lendemain. Il est aussi remarquable, combien encore, le gouvernement Burundais reste aussi silencieux et absent sur de telles violations.

Bujumbura 2015, des Policiers entrain d’arrêter un manifestant. Source photo : telegraph.co.uk

 

Des efforts de plaidoyer en manque d’accès à l’espace civique.

Avec une volonté de survivre les violences/les discriminations et faire face aux aléas de la vie africaine , certains décident d’organiser, de parler et de contribuer à construire une société plus inclusive. Néanmoins, plaider pour une catégorie de la population vivant en marge de la société, évoluant dans un quotidien dominé par un manque d’éducation sur les bases des droits humains, la pauvreté et le non accès aux ressources de développement, est une condition de travail qui vient avec des efforts particuliers. Avec en toile de fond des attentes comme la protection contre les violences, l’accès équitable à l’espace légale et surtout l’inclusion ; C’est des actions qui passent absolument par un accès à  l’espace civique. Pendant que le non-accès à la liberté d’association voir surtout, le manque la sécurité et de protection pour les défenseurs de droits humains restent des évidences du quotidien; il est remarquable combien, aussi, ce qui existe comme espace civique boude souvent à faire des contributions au plaidoyer pour abolir les violences et discriminations basées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

Campagne, informative sur les droits humains, pour et par les jeunes LGBT pour IDAHOT 2016. Source photo: agaciroburundi.wordpress.com

Une police aux mille et une comportements.

Uniquement sur base d’OSIG et depuis moins de 10 mois, les incidents sécuritaires ne cessent d’etre recensés : Des arrestations arbitraires, des plaintes sans aucune suite, des cas de corruptions répétitifs, etc. Autant de diversités qu’il en existe de discriminations. Et pourtant, la police est là pour la protection de tout le monde. Comme recommandation, il est point important d’abord, de comprendre et de clarifier les enjeux civiques interférents avec la collaboration effective avec la police. Soutenir et contribuer à garantir l’existence de l’information et des ressources y relatives peuvent aider à changer la donne et finalement, il faut surtout viser à mettre en place diverses espaces pour engager des discussions effectives avec la police sur toutes ces implications directes avec leurs travails.

Commentaire d’une activiste lesbienne Burundaise lors d’une réunion de travail.