Quand on met son propre bonheur au placard!

Dans les champs de thé au coeur de l'Afrique

Il y a deux jours, je discutais avec un ami gay.
Il me parlait de son engagement en tant que activiste.
Un engagement qu’il aimerait être total et efficace, mais à cause de la famille, du statu social, du regard des autres il ne saurait être disponible.

J’ai retenu mon souffle pendant quelques secondes pour réfléchir sur la lourdeur des mots qui sortaient dans sa bouche.
Pour être franc, j’avais la rage. Une rage contre le système,que nous même nous avons adopté et nous supportons.

Comment expliquer que nous désertions devant les actes qui puissent consacrer notre bonheur, nos envies, nos rêves pour embrasser ceux qui vont nous embellir aux yeux de nos ‘proches’?

Au delà de l’activisme de mon collègue. Cette question concerne tout un chacun: gay ou pas gay.

Nous avons le droit de poursuivre notre propre bonheur.
Nous avons le devoir de le faire.

Je pense que la poursuite de son propre bonheur mène au respecter le bonheur des autres. Si notre société est encore à ces jours minée par les discriminations, l’exclusion, la violence à cause de l’orientation sexuelle, identité/expression de genre, convictions religieuses ou politiques c’est en partie parce que nous vivons dans l’hypocrisie en voulant se conformer aux ‘normes sociales’.

Nous devons parvenir à nous épanouir et à le faire savoir si c’est nécessaire!

Nous devons être capable de soutenir tel ou tel acteur politique ou religieux sans avoir des remords ou avoir peur de ce que vont penser les autres!

Nous devons être capable de dire à nos proches avec fierté que quoi qu’il en soit, ils restent la familles, amis pour nous. Notre sexualité n’exclut pas l’amour que nous avons pour eux, mais plutôt leur soutien nous rend plus fort.

Sortons du placard nos bonheurs, et crions le plus fort!

CR

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